Hélène Dalloz-Bourguignon

Peintre

Hélène Dalloz-Bourguignon commence sa formation artistique dès son plus jeune âge. Amateurs d’art, ses parents organisent tous les étés dans leur propriété de Bourgogne des expositions lui permettant de rencontrer des artistes tels que Jean Messagier, René Roche, Michel Tourlière, Ervin Patkaï… Elle fréquente aussi les cours de Pierre Belvès aux Ateliers des Arts Décoratifs, puis les ateliers de la place des Vosges. C’est donc tout naturellement qu’elle s’oriente vers des études d’histoire de l’art et d’archéologie à l’Université Paris Panthéon-Sorbonne. Lors d’un stage d’été, elle restaure les enduits peints d’une villa gallo-romaine dans le Limousin, un apprentissage qui lui ouvre une nouvelle voie.

Au salon des antiquaires et des métiers d’art de Fontainebleau, Hélène Dalloz-Bourguignon rencontre François Poisson de Souzy et Yves Lapaix, restaurateurs de tableaux, fondateurs des ateliers Saint-Gervais où elle entre comme élève, puis travaille comme assistante pendant quatre ans.

Elle complète sa formation par un stage aux ateliers du Vatican. En 1982, elle ouvre son propre atelier de restauration au village Saint-Paul dans le Marais. Elle intervient sur des tableaux des XVIIème et XVIIIème siècles, des sculptures polychromes, mais aussi des œuvres modernes et contemporaines. Elle travaille pour une clientèle tant privée qu’institutionnelle, comme la bibliothèque Forney qui lui demande de restaurer des cartons pour des tapisseries de Beauvais.

Peu à peu, Hélène Dalloz-Bourguignon élargit son champ d’investigation, répond à des commandes de particuliers pour des chantiers de décoration, imagine des tissus d’ameublement, des décors de théâtre. Parallèlement, elle travaille à ses propres peintures qu’elle présente pour la première fois en 1997 et expose depuis régulièrement (Palais ducal de Nevers, Avignon, Arles, Abu Dhabi…)

Depuis toujours lors de mes balades buissonnières, je récolte sur de petits carnets une moisson de fleurs, découvrant sans cesse, dans le hasard de leurs formes et de leurs couleurs, une fantaisie et une étrangeté qui m’inspirent.

« Depuis toujours lors de mes balades buissonnières, je récolte sur de petits carnets une moisson de fleurs, découvrant sans cesse, dans le hasard de leurs formes et de leurs couleurs, une fantaisie et une étrangeté qui m’inspirent. Une fois revenue à l’atelier, jouant des gros plans et des cadrages, je crée mon jardin imaginaire.

J’utilise plusieurs supports, d’origine naturelle, selon le médium choisi : la toile de lin brut encollée pour l’huile, des papiers japonais de fibre végétale de mûrier pour les fusains et les pastels ou comme aujourd’hui, des papiers coréens de bambou pour un travail à l’aquarelle surlignée à l’encre de Chine. »

Exposition